TERMINUS RADIEUX" Exposition de photographies - L'ART SE DÉVOILE - Château Chalon (39210) - 31 mai, 1° & 2 juin 2019 Crimes Khmers Rouges
  Les doctrines changent, les mains aussi, mais il y a toujours une lame, et une gorge coupable à trancher - au nom de la justice, au nom de la sauvegarde du régime, au nom du nom.
Rithy Panh (L'élimintion)
 

Les crimes du régime Khmer rouge couvrent l'ensemble des meurtres, massacres, exécutions et persécutions ethniques, religieuses ou politiques commis par ce mouvement communiste radical, lorsqu’il contrôla le Cambodge de 1975 à 1979.
 
Durant quatre ans, les Khmers rouges, dont le chef principal était Pol Pot, dirigèrent un régime connu sous le nom officiel de Kampuchéa démocratique qui soumit la population à une dictature d'une rare violence et dont la politique causa au minimum plusieurs centaines de milliers de morts.
 
Les crimes perpétrés au Kampuchéa démocratique sont parfois désignés sous le nom de génocide cambodgien, bien que la qualification de génocide ne soit pas, pour le Cambodge, reconnue sur le plan international.
 
Il n'existe pas non plus de consensus sur le nombre total de victimes; toutefois, les 1,7 million de morts (soit 21% de la population cambodgienne de l'époque) évalués par le programme d'étude sur le génocide cambodgien de l'Université de Yale semblent de nos jours le chiffre le plus crédible.
 
Le centre de détention le plus connu est la prison de Tuol Sleng (nom de code S-21). Ancien lycée, Tuol Sleng était placé directement sous le contrôle du « Centre » - soit du Parti communiste du Kampuchéa - sous la responsabilité de Kang Kek leu (alias Douch). En tant que prison du comité central, S-21 accueillit tout particulièrement les anciens cadres khmers rouges disgraciés: entre 14.000 et 20.000 personnes environ, dont quelque 1200 enfants, y trouvent la mort, avec parfois plusieurs centaines d'exécutions par jour.
 
Pol Pot, mis en détention par ses propres hommes en 1997, est mort l'année suivante sans avoir eu à répondre des crimes commis sous son régime.
 
Douch est condamné en 2010 à 30 ans d'emprisonnement, il fera appel mais sera condamné le 3 février 2012 à la prison à vie.
 
Les autres cadres du régime, sont morts (Ta Mok et Ieng Sary) ou condamnés en août 2014 à la prison à perpétuité pour crime contre l'humanité.
 
En juin 2013, le parlement cambodgien adopte une loi punissant de deux ans de prison « tout individu qui ne reconnaît pas, qui minimise ou qui nie » les crimes des Khmers rouges.
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