Terminus radieux simon-christian.fr
Terminus radieux
Les photographies de la ville de Pripyat, abandonnée depuis avril 1986, ont été réalisées en novembre 2017 lors d'un premier court séjour dans la zone d'exclusion.

Elles sont présentées en alternance avec d'autres, tendant vers l'abstraction, qui constituent une ponctuation colorée dédramatisant quelque peu les premières ; mais néanmoins elles renforcent aussi l'altération qu'imprime fatalement « le temps qui passe » sur tout ce qui est laissé à l'abandon, ou pas … ?

Pour le titre de cette exposition, j'ai trouvé judicieux d'emprunter le titre d'un roman extraordinaire d'Antoine Volodine paru en en 2014.

« Taïga sombre et immense, steppes infinies. La scène se passe d'abord après l'irradiation complète de la Sibérie et l'écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d'inquiétantes princesses s'obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s'est enfoncée sous terre ... »
Top